Un chercheur arabe israélien invente une peau électronique (e-skin)

Shares

Une découverte d’un chercheur arabe israélien pourrait aboutir à la création d’une “peau artificielle” capable de détecter le toucher, l’humidité et la température.

A l’aide de minuscules particules d’or et d’une résine, une équipe de scientifiques du Technion en Israël, a découvert comment fabriquer un nouveau type de capteur souple qui pourrait être intégré dans une peau électronique, ou e-skin. Quand les scientifiques parviendront à attacher une e-peau à une prothèse, des personnes ayant subi des amputations pourraient de nouveau, être capables de ressentir leur environnement. Les résultats sont publiés dans le numéro de Juin de l’ACS Applied Materials & Interfaces.

Soyez informés en temps réel ! Suivez-nous sur...


e-skin

L’intérêt de cette découverte réside dans la capacité du capteur à détecter trois types de données simultanément. Alors que les peaux électroniques actuelles détectent seulement le toucher, l’invention de l’équipe du Technion “peut détecter simultanément le toucher, l’humidité et la température, comme la vraie peau peut le faire”, selon le chef de l’équipe de recherche, le Professeur Hossam Haick. En outre, le système israélien est au moins 10 fois plus sensible au toucher que les autres peaux électroniques du marché. Depuis longtemps, les chercheurs sont intéressés par ces capteurs souples, mais ils rencontrent des difficultés pour les rendre utilisables. Pour être adapté aux patients, un capteur souple doit pouvoir fonctionner sur une basse tension (afin d’être compatible avec les batteries des appareils actuels), pouvoir mesurer une large gamme de pressions et pouvoir faire plus d’une mesure à la fois, (y compris l’humidité, la température, la pression et la présence de substances chimiques). En outre, ces capteurs doivent pouvoir être fabriqués rapidement, facilement et à moindre coût. Le capteur du Technion possède toutes ces qualités.

Son secret est l’utilisation de nanoparticules de seulement 5 à 8 nanomètres de diamètre. Faites d’or et entourées par des molécules de connecteurs appelées ligands, ces “nanoparticules peuvent être considérées comme des fleurs, dont le cœur serait de l’or ou des nanoparticules de métal et les pétales seraient la monocouche de ligands organiques qui protège”, selon le Professeur Haick. L’équipe a découvert que lorsque ces nanoparticules sont posées sur le dessus d’un substrat – dans ce cas, en PET (Polytéréphtalate d’éthylène) – le composé conduisait l’électricité différemment selon la courbure du substrat. (Le mouvement de flexion rapproche certaines particules entre elles, ce qui augmente la rapidité de passage des électrons entre elles). Cette propriété électrique signifie que le capteur peut détecter une large gamme de pressions, de quelques dizaines de milligrammes à quelques dizaines de grammes. “Le capteur est très stable et peut être attaché à n’importe quelle forme de surface tout en conservant sa fonction”, explique le Dr Nir Peled, responsable de la recherche sur le cancer thoracique au Centre médical Sheba d’Israël. En faisant varier l’épaisseur du substrat, ainsi que sa composition, les scientifiques peuvent modifier la sensibilité du capteur. Parce que ces capteurs peuvent être personnalisés, ils pourraient à l’avenir effectuer d’autres tâches, comme la surveillance de la tension supportée par des ponts ou la détection de fissures dans les moteurs. Le Dr Peled explique: “le développement de la peau artificielle comme biocapteur par le professeur Haick et son équipe est une percée qui place les nanotechnologies à la première place pour réaliser des diagnostics.”

nanoparticules

Shares

RetweeTech

Rejoignez nos 2 936 abonnés et recevez nos derniers articles directement sur votre e-mail.