Cancer du colon et fibrose pulmonaire : des avancées en Israël

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Un nouvel espoir est en train de voir le jour pour les patients atteints d’affections graves comme le cancer du côlon et la fibrose pulmonaire idiopathique.

Une protéine qui inhibe les cellules cancéreuses

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Ariel Munitz directeur de recherche au département Microbiologie et Immunologie de l’université de Tel-Aviv, et son équipe ont mis au point une solution utilisant des protéines présentes sur les cellules de type B. Le mécanisme utilise un récepteur transmembranaire localisé sur les lymphocytes B pour limiter la prolifération des cellules nocives.

Ariel Munitz, explique “Nous avons identifié un membre de la famille des récepteurs B, la Paired-immunoglobulin-like (PIR-B). Cette protéine exerce des effets immunomodulateurs et inhibe un large éventail de cellules immunitaires dont les macrophages”. “Cette protéine d’adhésion cellulaire envoie un signal qui inhibe l’action des macrophages avant qu’elles ne se multiplient et cause des dégâts. Elle sera introduite par un médicament ciblant l’activité de ces cellules”.

Cette étude, financée par Israel Cancer Research Fund (ICRF) et par un groupe de chercheurs canadiens permettra d’ouvrir la voie à une approche thérapeutique nouvelle. Le cancer du côlon étant aujourd’hui le quatrième cancer le plus diagnostiqué dans le monde.

Ralentir l’évolution de la fibrose pulmonaire

Parallèlement, la PIR-B peut s’avérer efficace pour freiner la fibrose pulmonaire idiopathique (FPI). Cette affection mortelle qui touche 5 millions d’individus dans le monde est caractérisée par la formation de tissu cicatriciel dans les poumons. Ceux-ci deviennent rigides et ne parviennent plus à transmettre l’oxygène aux organes par la circulation sanguine.

Jusqu’alors, peu de traitement ont démontré l’efficacité contre la FPI, le tissu fibreux ne redevenant pas normal. Mais l’équipe de Munitz pense avoir trouvé la solution et ralentir considérablement sa progression. La réaction inflammatoire semble jouer un rôle capital. Curieusement, les voies qui inhibent les fonctions des macrophages se sont montrées réceptives. La protéine PIR-B a donc la possibilité d’empêcher l’action des macrophages. Selon la Fondation Fritz Thyssen (Cologne), une équipe de chercheurs allemands travaillant avec le laboratoire de Munitz a confirmé que les résultats observés chez les souris étaient prometteurs.

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