Diabète : des chercheurs israéliens inventent la détection précoce de la maladie

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Des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv ont révélé que les risques de diabète pouvaient être détectés beaucoup plus tôt sur simple prise de sang.

D’après une étude portant sur plus de 10 000 patients, réalisée par une équipe de chercheurs de la Faculté de Médecine de l’Université de Tel-Aviv, sous la direction du Dr. Nataly Lerner, le risque de développer un diabète de type 2 peut être révélé avant même le début de la maladie grâce à une simple prise de sang.

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Le Docteur Lerner explique : “Notre idée est que le test A1c, généralement utilisé pour le diagnostic des diabètes de type 2, peut également servir pour dépister le prédiabète à un stade beaucoup plus précoce chez les personnes présentant des facteurs de risque élevé, comme le surpoids”. L’étude, réalisée en collaboration avec le Dr. Michal Shani et le Prof. Shlomo Vinker de la Faculté de Médecine, a été publiée dans la revue European Journal of General Practice. Selon les chercheurs, ses résultats pourraient aider au diagnostic et au traitement précoce de la maladie.

Le diabète de type 2 se caractérise par une résistance à l’insuline, hormone secrétée par le pancréas, ayant un rôle majeur dans la régulation du sucre et des acides gras. Chez les personnes en bonne santé, le sucre est absorbé dans le sang et véhiculé vers les différents tissus de l’organisme. Par contre, chez les malades souffrant de diabète de type 2, les taux de glucose dans le sang sont anormalement élevés. Le prédiabète, quant à lui, correspond à un état où les taux de glycémie sont plus élevés que la normale, mais sans l’être suffisamment pour justifier un diagnostic de diabète, expliquent les chercheurs.

Le test A1c est utilisé depuis longtemps pour surveiller les diabètes de type 2. Beaucoup plus simple que la plupart des tests de glycémie, il ne demande pas d’être à jeun et permet le contrôle de l’évolution du dosage de glucose dans le sang sur une période de deux à trois mois.

Afin d’évaluer la capacité de ce test à dépister le diabète chez les patients à risque élevé, les chercheurs ont analysés les données de 10 201 patients en Israël de 2002 à 2005. En tout, 22,5% d’entre eux ont développé un diabète dans une période de 5 à 8 ans. Il s’est avéré que même les patients ayant un taux d’A1c de 5,5%, c’est-à-dire en-dessous du seuil officiel de diagnostic du diabète (6,5%) avait beaucoup plus de risque de développer la maladie à terme que ceux avec un taux inférieur à 5,5%. Chaque augmentation de 0,5% des niveaux d’A1c jusqu’à 7% double le risque de développer du diabète.

“Nous sommes donc effectivement en mesure de quantifier l’aggravation du risque de développer du diabète en fonction de l’augmentation des taux d’A1c”, souligne le Dr Lerner.

Selon les chercheurs, cette étude, l’une des plus complètes réalisées dans le domaine, fourni une preuve irréfutable de la capacité du test A1c à mesurer avec exactitude le risque de diabète à un stade beaucoup plus précoce que ce n’est fait actuellement. Combiné avec les tests d’auto-surveillance, et un suivi des autres facteurs de risque – antécédents familiaux, mauvaise alimentation, manque d’exercice et obésité – il pourrait contribuer à empêcher le développement d’une maladie, qui, une fois installée est encore difficile voire impossible à traiter. 

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