Israël prépare un mini ordinateur à mémoire quantique

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Des chercheurs israéliens travaillent sur un ordinateur aussi petit qu’un lecteur flash, aussi puissant qu’un ordinateur central, économe en énergie et bon marché. Cette recherche susceptible de repousser les limites technologiques a été publiée dans la revue scientifique”Nature Communications”.

Historiquement, les israéliens ont joué un rôle de premier plan dans l’amplification des performances et des capacités de stockage des ordinateurs. Par le passé, des chercheurs de l’Université de Tel-Aviv ont inventé le lecteur flash ; aujourd’hui, des chercheurs de l’Université hébraïque et de l’Institut Weizmann travaillent à atteindre des performances de stockage sans précédents.

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Dirigée par le professeur Yossi Paltiel de l’École de génie et d’informatique de l’Université hébraïque, les scientifiques ont trouvé un moyen d’éliminer les aimants permanents présents dans les dispositifs de mémoire. Cette nouvelle approche, “Magnetless Spin Memory” (MSM) a selon Paltiel “le potentiel pour devenir la base d’une toute nouvelle génération de technologies de mémoires plus rapides, plus petites et moins coûteuses.”

Les dispositifs de mémoire tels que les disques durs, lecteurs flash et RAM sont au cœur de nos ordinateurs, téléphones, voitures et appareils électroniques. Mais la mémoire RAM dynamique doit être rafraîchie en permanence et peut être perdue en cas de surtension ou de panne. La Mémoire flash manque de vitesse. Et toutes ces technologies sont limitées. Yossi Paltiel explique : “Il y a des personnes travaillant sur la mémoire magnétique à petite échelle, mais les matériaux qu’ils utilisent sont complexes, coûteux et difficiles à miniaturiser”.

La tendance de la recherche en informatique étant de trouver le moyen de dépasser un goulot d’étranglement pour atteindre des vitesses élevées, l’équipe israélienne propose d’y parvenir en utilisant la physique quantique. Actuellement, les couches de mémoire sont gravées dans les disques durs à l’aide d’aimants lourds et coûteux. Paltiel et ses associés peuvent magnétiser à une échelle minuscule et quantique -sans aimants réels – en influençant le flux de spin des électrons pour créer un courant qui transfère la mémoire à des particules de taille nanométrique.

Yossi Paltiel précise : “Dans notre nouvelle étude, nous n’utilisons pas d’aimants, mais appliquons un courant aimanté pour fixer une nouvelle mémoire. En approchant l’échelle nanométrique, nous utilisons une molécule chirale, qui peut magnétiser un courant de sorte que nous pouvons écrire un battement magnétique”. “Notre recherche consiste à ouvrir la voie à des rêves de mémoire universelle”.”Un lecteur flash comme ordinateur ? C’est théoriquement possible. C’est ce dont nous rêvons”.

Paltiel précise que le processus doit encore être affiné pour fonctionner à des températures ambiantes plus élevées mais sa recherche suscite un vif intérêt international du fait de son potentiel commercial. La technologie est actuellement développée en vue de sa commercialisation par les sociétés de transfert de technologie Yissum et Yeda, de l’Université hébraïque de Jérusalem et de l’Institut Weizmann.

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