Le chercheur israélien qui donne une âme aux robots

insuffler une âme aux robots

Guy Hoffman, spécialiste israélien des interactions entre humains et robots, est considéré comme l’un des chercheurs les plus prometteurs de ce domaine. Professeur à l’IDC d’Herzliya et co-directeur du Laboratoire de l’innovation des médias, il fait partie du groupe de recherche sur l’interaction humains-robots du prestigieux MIT, dont le but est de parvenir à programmer des robots afin qu’ils puissent prévoir et bouger selon les mouvements des humains.

Alors que l’interaction avec les robots ne cesse de croitre, les robots actuels se contentent d’analyser les actions humaines et d’y répondre par des mouvements très robotiques, sans dimension humaine. Le défi de Guy Hoffman consiste à leur apporter un supplément d’âme. Dans le secteur médical, par exemple, la tendance actuelle veut que des robots commencent à remplir certaines taches jusque-là assurées par des infirmières, ce qui rend la nécessité d’une plus grande humanisation des robots encore plus nécessaire. De sa recherche, Guy Hoffman a tiré trois leçons principales.

  • Premièrement, pour qu’un robot suscite une réponse émotionnelle chez un humain, ce qui importe est la façon dont le robot bouge et se déplace plutôt que son apparence physique.
  • En second lieu, les robots doivent reproduire des gestes humains.
  • Enfin, les réponses des robots aux sollicitations des humains sont des réactions calculées, alors que les humains savent anticiper les mouvements d’autrui et ajuster leurs propres actions en conséquence.

Fort de ces enseignements, Guy Hoffman a eu l’idée d’appliquer des méthodes classiques de jeu d’acteurs aux robots, c’est-à-dire en associant des gestes et attitudes à des émotions. Guy Hoffman a donc créé la première pièce de théâtre dont l’un des acteurs est un robot à savoir une lampe de bureau “AUR”, inspirée de célèbre lampe de bureau sautillante, logo des films d’animations Pixar. La lampe de Hoffman est capable d’interagir avec l’Homme à la façon d’un “petit apprenti” – en dirigeant sa lumière en fonction des gestes de ses utilisateurs. Le robot utilise des détecteurs de mouvement pour suivre l’emplacement de l’acteur, capable de prédire ses actions et de répondre de manière appropriée par un calcul d’algorithme.

 

 

Hoffmann a également conçu Shimon, le premier robot capable d’improviser une musique en duo avec l’Homme. Le robot scanne des millions de pages de partitions et peut utiliser cette information pour créer un morceau inédit. Ce qui fait dire à Guy Hoffmann : “Il y a quelque chose de fascinant dans ces machines, comme si nous considérions qu’elles comportent une part d’humanité.” CNN, la BBC, le New York Times, Haaretz, Science, the New Scientist, Comedy Central et  TIME magazine’s ont présenté les travaux de Guy Hoffman.

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