La high-tech, nouvelle frontière des Arabes d’Israël

Shares

Longtemps à l’écart du secteur high-tech, fleuron de l’économie locale, les citoyens arabes israéliens sont désormais nombreux à faire carrière dans les hautes technologies. Ou à se lancer dans la création de start-up. En dépit des obstacles et des résistances.

C’est au bout d’une ruelle bordée de cafés et d’échoppes de jus de grenade, à 100 mètres de la basilique de l’Annonciation de Nazareth, que se niche la couveuse. Ce jour-là, Jafar Sabbah fait le pitch de sa start-up, Beam Riders, une plateforme mobile en arabe spécialisée dans les « apps » et les jeux pour les 6-12 ans. « Il y a 350 millions d’arabophones dans le monde, et l’on ne trouve quasiment pas de contenus éducatifs en arabe, y compris chez Pearson ou Disney », constate ce juriste-MBA de quarante-quatre ans. Misant sur une technologie à base de capteurs cérébraux, Beam Riders compte le « business angel » Jeff Pulver – l’investisseur de Twitter et de Foursquare – parmi ses bonnes fées. « On nous a proposé d’ouvrir un centre à Ramallah, pointe Jafar Sabbah, mais nous avons préféré rester en Galilée. »

Soyez informés en temps réel ! Suivez-nous sur...


Son voisin de palier, Jamil Mazzawi, a fondé Optima Design Automation, une jeune pousse qui vise les leaders mondiaux des semi-conducteurs, grâce à un logiciel permettant d’éviter les dommages dus aux particules venues de l’espace. « Les fabricants de puces dépensent des milliards de dollars pour réparer les erreurs logicielles », explique le PDG d’Optima, un quadra diplômé de l’Institut Technion de Haïfa, l’équivalent israélien du MIT de Boston.

Nous sommes dans les locaux de l’incubateur de Nazareth (NBIC), situé au coeur de la plus grande ville arabe de l’Etat hébreu. Depuis un an, la structure héberge NazTech, le premier accélérateur technologique consacré aux entrepreneurs arabes israéliens. Financé par le géant des réseaux Cisco, aux côtés de l’Autorité du développement économique des minorités (arabe, druze et circassienne) rattachée au Premier ministre, ce projet a retenu sept start-up qui ont bénéficié d’un accompagnement ad hoc. Et d’une visibilité accrue. Lire la suite >

Shares

RetweeTech

Rejoignez nos 2 940 abonnés et recevez nos derniers articles directement sur votre e-mail.