Google et Pfizer parient sur un chercheur israélien

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Le géant pharmaceutique américain Pfizer a décidé de créer un partenariat avec des chercheurs de l’Université de Bar-Ilan afin de développer les études actuellement menées par le Professeur Ido Bachelet dans le domaine de la nanorobotique. Ancien du MIT et de la Harvard Medical School, l’éminent chercheur Israélien fait partie des 50 personnes accueillies dans le projet “Solve for X” de Google, destiné à résoudre les grands problèmes de l’humanité.

L’idée générale des recherches d’Ido Bachelet est de créer des mini-robots capables de porter en eux toute l’information nécessaire pour réaliser une opération ou délivrer un médicament en fonction des besoins de l’organisme. Ce qui est créé est en fait un nanorobot préprogrammé qui une fois introduit dans le corps humain réagira de manière adéquate aux situations de l’organisme.

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Travaillant sur le sujet depuis plusieurs années, le Professeur Bachelet explique : “pour créer un robot automatisé, on sélectionne une séquence d’ADN à laquelle on donne ensuite une forme grâce à la méthode de l’origami. Avec cette méthode, on peut déterminer depuis son ordinateur la forme que la séquence d’ADN doit prendre en fonction des besoins”. Le nanorobot est créé avec un ADN particulier qui reconnaît certaines protéines situées à la surface de la membrane des cellules de l’organisme. Grâce à un code particulier, il s’active seulement à la rencontre de paramètres déterminés dans le corps humain. Chaque séquence d’ADN pouvant contenir un médicament. Lorsqu’ils reconnaissent leurs cibles, les nanorobots se fixent sur les cellules concernées et leur délivrent le médicament. Par exemple, la séquence d’ADN changera de forme et relâchera le médicament qu’elle contient uniquement lorsque le nanorobot rencontrera une cellule cancéreuse.

Les molécules d’ADN peuvent échanger des signaux et changer de forme en réponse aux signaux émis par le corps. Elles peuvent aussi être préprogrammées pour s’attacher les unes aux autres. L’objectif désormais est de parvenir à accrocher une mini antenne sur chacune des molécules. Un signal externe entraînera une action de la molécule : elle s’ouvrira ou se fermera, se détachera ou se liera aux autres molécules. La particularité des robots est d’interagir également avec les signaux du corps. Le robot peut ainsi délivrer le médicament à une cible précise. A titre d’exemple, on pourrait imaginer un robot qui livre de l’insuline uniquement s’il détecte une augmentation du sucre dans le sang.

La coopération a été dévoilée par le Président du Centre mondial de la Recherche & Développement de Pfizer, Mikael Dolstein à la Conférence biomédicale d’IATI  (Israel Advanced Technology Industries) qui s’est déroulée à Tel Aviv mi-mai.

Orli Tori, CEO du Centre de Recherche & Développement de Bar-Ilan, a confié qu’il s’agissait de “la première initiative de Pfizer avec un acteur universitaire en Israël. Cette technologie est encore inconnue des entreprises pharmaceutiques mais Pfizer a accepté de relever le défi et soutenir la recherche de cette nouvelle technologie avec l’espoir de bénéficier des retombées un jour”.

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