L’offensive de charme de la French Tech en Israël

L'offensive de charme de la French Tech en Israël
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Cet article de Nathalie Hamou a été publié dans Les Echos, le 8 septembre 2015.

Macron, VRP de la French Tech en Israël

Guest star du salon de l’innovation de Tel-Aviv, le ministre a achevé mardi une visite de 48 heures en Israël. Ambiance surchauffée mardi à Tel-Aviv au salon de l’innovation DLD, qui avait pour guest star Emmanuel Macron, reçu par le gourou de la tech israélienne Yossi Vardi. A 73 ans, celui qui a fondé ou soutenu plus de 86 jeunes pousses, tel Mirabilis, l’inventeur de ICQ (cédé à AOL pour 400 millions de dollars), n’a pas boudé son plaisir face au patron geek de Bercy.

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De son côté, le ministre de l’Economie n’a guère eu de mal à expliquer pourquoi il avait mis le cap sur la “Nation Start-up”, second pôle d’innovation mondial derrière la Silicon valley. “Nous avons besoin de votre énergie !”, a lancé le VRP de la French Tech.

Après avoir assisté au CES de Las Vegas , le grand rendez-vous de l’électronique en janvier, puis à la “French Touch conference” à New York en juin, Emmanuel Macron a consacré l’essentiel de sa visite de 48 heures en Israël et dans les Territoires palestiniens, au numérique et aux nouvelles technologies. Accompagné de plus de cinquante d’entreprises et de dirigeants institutionnels (Bpifrance et Business France), le ministre a joint le geste à la parole.

Parmi les annonces : le lancement du French Tech hub de Tel-Aviv, le quatrième après ceux de New York, San Francisco et Boston ; la signature d’un accord de coopération entre les accélérateurs de l’Ecole Polytechnique et du Technion ; ou encore l’organisation de la troisième journée franco-israélienne de l’innovation à Paris début 2016.

“La France est en train de bouger, notamment via ses start-up. Cela donne une vitalité à l’économie française et cela va l’inciter à prendre plus de risques. En matière de financement de jeunes pousses, nous avons quinze ans de retard. Il faut mettre les bouchées doubles”, a déclaré Emmanuel Macron, escorté par plusieurs pépites françaises. A commencer par l’étoile montante toulousaine Sigfox, le spécialiste des réseaux bas débits, qui a levé 100 millions d’euros au printemps. Son co-fondateur Ludovic Le Moan explique qu’il souhaite trouver des partenaires afin de déployer son réseau en Israël. “Mais on est surtout là pour la dynamique des start-up locales. Par exemple, on a rencontré plusieurs fabricants de puces en silicium, à qui l’on propose un modèle vertueux dans
l’Internet des objets”, confie l’entrepreneur.

Offensive de charme

Vue de Tel-Aviv, cette offensive de charme de la French Tech est d’autant moins superflue qu’elle ne figure pas vraiment sur les radars des acteurs de la tech israélienne. “Des leaders comme Thalès ou Dassault sont perçus comme des groupes à l’avant-garde de la technologie. Mais la grande majorité des start-up tricolores se contentent d’opérer sur le marché français, plutôt que d’avoir d’entrée de jeu des ambitions mondiales. Et elles manquent de moyens de financement”, observe Yoav Tzruya, partenaire du fonds Jerusalem Ventures Partners, dont il dirige l’incubateur.

De fait, Emmanuel Macron s’est aussi donné pour objectif de vendre l’attractivité de la France aux fonds de capital risque israéliens. Ces derniers ont été conviés à assister au forum des investisseurs qui se tiendra à Paris le 7 octobre. Pour l’heure, rares sont les start-up tricolores ayant bénéficié d’une levée de fonds israélienne.

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Les Echos / Nathalie Hamou

 

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