Dan Shechtman : ode à l’entrepreunariat

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La semaine dernière, le Prix Nobel de Chimie israélien 2011, Dan Shechtman était de passage à Paris. Durant deux jours, il a été escorté par Muriel Touaty, la Directrice de l’Association du Technion France. Parmi les étapes de son marathon -scientifique-, il a participé à un petit-déjeuner de l’Association des Amis de la Fondation France Israël, présidée par l’ancien ministre Nicole Guedj. On y était.

Une soixantaine de Professeurs Tournesol -parmi lesquels le Prix Nobel français Claude Cohen-Tannoudji- se sont réunis, le 9 février dernier, au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche à Paris. Ils avaient répondu à une invitation de la Fondation France Israël qui, après avoir été accueillie par Alain Juppé au Quai d’Orsay, leur proposait de participer à un petit-déjeuner placé sous le thème de la coopération scientifique franco-israélienne.

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Au menu : de la recherche, de la technologie, de la science et de l’innovation. En cuisine : Laurent Wauquiez et Dan Shechtman qui avaient accepté de prendre le mic’ à 8h30 du matin.

Notre Ministre de la Recherche a commencé à prendre la parole en rappelant que la

France était le 4ème partenaire scientifique de l’Etat d’Israël et qu’il était bien déterminé à renforcer les échanges académiques entre les centres de recherche et les universités des deux pays. Pour Laurent Wauquiez, c’est clair, “la marque de fabrique d’Israël, c’est sa capacité à valoriser concrètement son extraordinaire culture scientifique et sa recherche d’excellence”. Et les Français devraient d’ailleurs en prendre de la graine (sic) !

Cette analyse a d’ailleurs été partagée par Dan Shechmtan, très en forme, qui a préféré délaisser les quasicristaux -découverte pour laquelle il a été primé- pour parler d’entrepreunariat. Visiblement, ce matin là, la désormais coqueluche du Technion avait envie de transmettre son attachement à la culture entrepreneuriale israélienne. Selon lui, c’est bien cet esprit d’entreprise qui constitue le moteur de l’innovation israélienne. C’est cette culture du risque qui pousse les Israéliens à toujours se dépasser, à n’avoir peur de rien, à voir les choses “en grand”.  Et Dan Shechtman n’y est pas pour rien.

Il y a une vingtaine d’années deçà, pour attirer des étudiants dans ses cours, il avait placardé un encart publicitaire dans la revue de l’Université avec comme base line : “Vous voulez gagner de l’argent ? Devenez entrepreneur en suivant mes leçons !”. Résultat : des centaines de jeunes Israéliens s’y sont précipités et des générations d’entrepreneurs de talent ont été formées sur les bancs de la salle de classe du Professeur Shechtman. Et il n’en est pas peu fier.

Avis aux amateurs, un conseil du Prix Nobel pour la route : ne craignez pas l’échec. Rater c’est essayer et c’est tout ce qui compte. 

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