SuperMeat, l’israélien qui veut créer du poulet synthétique

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Cet article de Nathalie Hamou a été publié dans Les Echos, le 5 septembre 2016.

SuperMeat, l’israélien qui veut créer du poulet synthétique

La start-up vient de lancer une campagne de financement participatif pour pousser son projet de viande de poulet cultivée en labo à partir de cellules animales.

Il y a quelques années, les militants de l’association pour le traitement éthique des animaux, PETA, offraient 1 million de dollars à qui commercialiserait avant 2012 une chair de poulet artificielle. Un défi que s’est précisément lancé la biotech SuperMeat. Cette start-up israélienne a pour objectif de produire à compter de 2021 de la poitrine de poulet, la deuxième viande la plus populaire au monde (derrière le porc), qui serait artificiellement créé à partir de cellules animales.

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« Chaque année, 50 milliards de poulets sont tués pour la consommation humaine », fait valoir la société. « Notre solution permettra de ne plus faire souffrir les volatiles. » La démarche a commencé à attirer l’attention au travers de sa campagne de financement participatif, lancée en juillet dernier sur la plate-forme Indiegogo.

Des machines pour produire de la viande artificielle

SuperMeat a rapidement dépassé son premier objectif visant à collecter 100.000 dollars et ce seulement sept mois après la création de la société, qui ambitionne de devenir la première entreprise tentant la production de masse de viande de poulet.

« Nous sommes clairement à la recherche d’investisseurs, avec en ligne de mire le marché américain », confie Ronen Bar, vice-président et porte-parole de la jeune pousse. Basé près de Tel-Aviv, SuperMeat a surtout fait le buzz grâce aux travaux d’un scientifique renommé, Yaakov Nahmias. « Ce biologiste de l’Université hébraïque de Jérusalem est un leader mondial dans l’ingénierie tissulaire, poursuit Ronen Bar. En 2006, ses travaux ont interpellé la communauté scientifique lorsqu’il est parvenu à reproduire artificiellement des cellules du foie humain. »

Le chercheur prévoit désormais de cultiver la viande (escalope de poulet, foie et viande émincée) de façon organique. Le procédé permettrait de produire de la viande biologiquement identique à la viande issue d’élevage en ferme en utilisant des techniques régénératives. Le principe consiste dans un premier temps à prélever des cellules sur un poulet par biopsie, puis de les faire proliférer afin d’atteindre l’état de viande. Dernier étage de la fusée : la mise au point de machines qui produisent ces viandes artificielles pour des restaurants, voire même pour la consommation à domicile.

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Les Echos / Nathalie Hamou

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