Israël : des greffes d’os artificiel à partir des cellules souches du patient

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La greffe d’os constitue l’un des grands défis scientifiques et cliniques de notre époque. Bien que les tissus osseux se régénèrent naturellement, leur potentiel est cependant limité aux petites fractures. Les lésions osseuses plus lourdes, requièrent généralement une intervention reconstructive invasive. Celles causées par un traumatisme, une infection ou une dégénérescence osseuse nécessitent obligatoirement une greffe.

Le groupe israélien Bonus BioGroup est désormais capable de créer du tissu osseux artificiel à partir d’un greffon semi-liquide prélevé sur une souche mère adipeuse non dégradée du bénéficiaire. Les avantages d’une telle découverte, dénommée BonoFill, résident dans la réduction considérable des risques de rejets ou d’infections.

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Une greffe sur mesure construite à partir de la matrice du patient

Pour atteindre un tel objectif, l’équipe scientifique a utilisé une technique respectant le code génétique du patient. Le greffon développé à partir de cellules adipeuses  prélevées par liposuccion, est réinjecté dans les cellules osseuses défaillantes. En cause, l’avantage significatif des cellules adipeuses qui suivent différentes connexions et différents lainages. Contrairement aux simples cellules, celles-ci acceptent différents types de cellules matures et en créent d’autres saines à partir de la séquence reçue. Pour l’étude, l’expérience a d’abord consisté à injecter dans les joues de 11 patients, le greffon semi-liquide pour fusionner avec l’os existant et venir combler le vide laissé dans la maxillaire dégénérescente.

Grâce au respect de la matrice, codage squelettique et génétique du patient, le corps assimile directement le nouvel élément osseux de manière fonctionnelle et structurelle, évitant ainsi les rejets et les infections.

Des défis prometteurs

Une telle technique est, pour le PDG de Bonus BioGroup, le docteur Shai Meretzki, une avancée révolutionnaire. Elle est pour le moment fonctionnelle pour les greffes maxillaires mais aussi prometteuse pour les chirurgies orthopédiques. Le but ultime d’une telle technique devrait aboutir à remplacer les articulations défaillantes des personnes âgés atteintes de kinesthésie.

” Une telle méthode va rendre des transplantations osseuses possibles et fournira une base cellulaire osseuse pour remplacer les prothèses et soigner les lésions osseuses. Cultivée à partir des cellules souches du patient, cette méthode régénérative est un outil puissant pour traiter une large variété d’os et d’articulations sans courir le risque d’un rejet tissulaire ou d’un échec chirurgical.” explique le Docteur Meretzki.

BonoFill a été présenté, au mois de décembre 2016, à la conférence internationale de chirurgie buccale et maxillo-faciale de Madrid.

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