Israël, terre promise de la voiture autonome

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Cet article d’Anthony LESME a été publié dans L’Usine Digitale, le 3 janvier 2017.

Israël, terre promise de la voiture autonome

La course folle vers la voiture autonome passe de plus en plus par les stands israéliens. Difficile de ne pas retrouver à Tel-Aviv ou Jérusalem un acteur de ce nouveau marché. Marques traditionnelles et géants de la technologie y puisent leurs idées et y consacrent des centaines de millions de dollars.

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Shai Agassi tient son auditoire. Charismatique, les yeux vifs et le sourire complice, cet ancien entrepreneur de Better Place loue le goût du risque et les vertus de l’échec. Ce surdoué de la high-tech israélienne avait mis en place, dès 2008, un système de rechargement pour voiture électrique. Adoubé par les plus hautes instances de l’Etat d’Israël, subventionné à coups de centaines de millions de dollars, son rêve d’une mutation technologique inédite s’était crashé en catastrophe financière. Aux awards des meilleures jeunes pousses de l’année, devant le gratin de la high-tech israélienne, l’homme qui a perdu près d’un milliard de dollars ne regrette rien. « De cet échec naîtra ma prochaine réussite » assure-t-il. Un leitmotiv de l’esprit “start-up nation”, aux yeux duquel l’audace est un gage de succès, peu importe les désillusions.

Si la réussite de Shai Agassi se fait encore attendre, les spécialistes du secteur reconnaissent que son expérience « a attiré l’attention mondiale sur le potentiel israélien dans le développement de technologies de véhicules avancés ». C’est l’avis de Dubi Ben-Gedalyahu, éditorialiste du très sérieux quotidien économique israélien Globes. Il ajoute que « Better Place a également servi d’incubateur pour les développeurs de premier plan et les professionnels qui, plus tard, ont créé des nouvelles start-up ou des grandes sociétés en technologie automobile ».

ISRAËL CAPITALISE SUR SON EXPÉRIENCE MILITAIRE

Fort de son expérience militaire, Israël a développé des technologies particulièrement adaptées aujourd’hui à la voiture autonome. Détection 3D, vision artificielle, traitement vidéo et de l’image, prise de décision en temps réel, cartographie, cyber-sécurité, autant de domaines expérimentés par l’armée et développés par les start-ups dans le civil. Déjà expert sur les applications réseaux et mobiles, Israël a vite mobilisé son écosystème dans le domaine de la voiture connectée, profitant du tournant technologique de cette industrie. « C’est un énorme défi pour les marques traditionnelles car elles doivent changer la façon dont elles construisent des voitures avec tous ces nouveaux produits électroniques », confie Monique Lance, directrice marketing de la start-up Argus. « Israël est un pays qui peut les aider », glisse à l’Usine Digitale cette spécialiste de la cyber-sécurité automobile.

Au fil des ans, Israël s’est déjà taillé une belle réputation. L’application GPS Waze a déjà réussi l’exploit d’être rachetée en 2013 par Google pour plus d’un milliard de dollars. Autre fleuron de cette nouvelle industrie : Mobileye. L’entreprise, basée à Jérusalem, a multiplié les partenariats avec les plus grands constructeurs mondiaux. A l’origine, sa technologie était basée sur des…

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L’usine Digitale / Anthony LESME

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