DeepOptics : la startup israélienne qui révolutionne le secteur de l’optique

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En se fondant sur le travail du Professeur Carlos Mastrangelo de l’Université de l’Utah dans le domaine des verres à cristaux liquides, la startup israélienne DeepOptics pourrait révolutionner le fonctionnement des verres progressifs. Quatre ingénieurs israéliens spécialisés dans l’optique, Yariv Haddad, Yoav Yadin, Alex Alon et Saar Wilf se sont associés pour développer des verres innovants qui permettent de modifier la correction en temps réel, en fonction de l’objet observé.

Nombreux sont les individus qui, en particulier avec l’âge, accumulent plusieurs défauts de vision, dont la presbytie, qui traduit une diminution du pouvoir d’accommodation de l’œil. Sur les verres progressifs actuels, une zone du verre est adaptée à la vision de près, et une autre à la vision de loin, ce qui mène souvent à des problèmes d’adaptation de la vision et de distorsion des images.
Grâce à cette nouvelle technologie, des capteurs intégrés dans les branches des montures permettent de détecter les mouvements de l’œil afin de calculer l’écart pupillaire, qui varie en fonction de la distance entre l’individu et l’objet regardé. Lorsque les pupilles sont proches, le verre s’adapte à une vue de près, et lorsqu’elles sont plus lointaines, le verre s’adapte à une vision de loin.

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Plus spécifiquement, c’est grâce aux cristaux liquides intégrés aux verres que la vision peut être adaptée en temps réel. Ces cristaux font varier l’indice de réfraction en fonction de l’objet observé. L’exploit technologique le plus remarquable de la startup est d’avoir intégré un nombre élevé de cristaux dans le verre afin d’obtenir une résolution parfaite, tout en s’assurant de ne pas gêner la transparence des lunettes et la netteté de la vue.

Fonctionnant véritablement comme l’autofocus d’un appareil photo, ces verres constituent une promesse attractive pour de nombreuses personnes souffrant de plusieurs troubles de la vision. Bien qu’étant encore en cours de développement, 14 entreprises dont Essilor, le numéro 1 mondial des verres correcteurs, ont investi dans cette technologie prometteuse. Le co-fondateur, Yariv Haddad, prévoit la sortie du premier prototype d’ici 2 ans, étant donné que le modèle de verres actuel est encore trop encombrant pour être intégré aux montures. Au-delà de la technologie du verre, la question de l’autonomie des lunettes est également importante. Yariv Haddad affirme que leur équipe de chercheurs vise une autonomie d’un à deux jours, demandant aux porteurs de les recharger régulièrement lorsqu’elles ne sont pas portées.

La startup cible un marché considérable, la presbytie touchant 700 000 nouvelles personnes chaque année et affectant plus de 40% de la population mondiale.

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