Découvertes moléculaires à l’Université Hébraïque

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Le professeur Amiram Goldblum et son équipe de l’Institut de recherche sur les médicaments de l’Université hébraïque de Jérusalem ont découvert 27 nouvelles molécules. Ces molécules activent toutes une protéine spéciale appelée PPAR-delta et ont le potentiel de traiter la stéatose hépatique, l’obésité, la néphrotoxicité diabétique, et de guérir les plaies. Des nouvelles de ces découvertes ont été publiées le 31 janvier 2019 dans les Scientific Reports, de la revue NatureResearch.

Cela a été rendu possible grâce à un nouvel algorithme primé, mis au point par l’équipe de Goldblum. Cet algorithme a passé au crible une base de données de 1,56 million de molécules et en a sélectionné 27 à fort potentiel thérapeutique, comme l’ont déterminé les biologistes de l’institut Novartis Genomic (GNF) à San Diego. À ce jour, ces nouvelles molécules font l’objet d’évaluations pharmaceutiques et ambitionnent traiter deux problèmes de santé principaux.

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La première est la maladie du “foie gras”, également connue sous le nom de NAFLD (Non Alcoholic Fatty Liver Disease). Cette maladie n’a actuellement pas de traitement curatif et constitue l’une des principales causes de cancer du foie dans le monde occidental. La seconde est l’obésité. L’activation du PPAR-delta peut augmenter l’endurance physique et réduire le tour de taille en poussant les cellules musculaires à brûler plus de graisse.

Nous espérons que les prochaines évaluations incluront des essais visant à améliorer la cicatrisation des plaies et à prévenir la toxicité rénale chez les diabétiques. Le professeur Goldblum fait preuve d’un optimisme prudent quant à ces résultats : « Avec un si grand groupe de molécules fortement actives, il existe une forte probabilité de trouver des traitements pour plusieurs maladies répandues. Cependant, nous devrions attendre que toutes les expériences soient terminées avant d’avoir trop d’espoir », a-t-il déclaré.

À ce jour, les nouvelles molécules de Goldblum présentent un grand intérêt pharmaceutique. Integra Holdings, la société de biotechnologie de l’Université hébraïque de Jérusalem, a déterminé que 21 des 27 molécules ont le potentiel de réussir sur le plan pharmaceutique, notamment en tant que traitement potentiel de la maladie du “foie gras”. En outre, l’Institut de recherche médicale Heller d’Israël teste actuellement les propriétés d’endurance physique de PPAR-delta sur des souris. Goldblum prédit que dans quelques années, nous verrons plusieurs de ces molécules dans les différentes étapes d’essais cliniques, sur des êtres humains.

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