Politique monétaire : la Banque d’Israël laisse son taux directeur inchangé à 2,50%

stanleyfischer

A l’issue de son comité de politique monétaire du 23 avril, la Banque d’Israël a décidé de laisser son taux directeur au niveau de 2,50%. Ce niveau est jugé pertinent avec l’objectif d’inflation, de 1 à 3%. Le taux d’inflation constaté sur la période de 12 mois se terminant en mars 2012 est de 1,9%, donc au milieu de la fourchette. Les anticipations d’inflation pour les 12 mois à venir s’établissent à environ 2,5%, tant pour les prévisionnistes que selon les données dérivées du marché obligataire (différence entre le taux de rendement des obligations d’Etat à taux fixe et celui des obligations indexées sur l’inflation).

Les pressions inflationnistes sont limitées aux prix de l’énergie et à la composante locative des prix immobiliers. Sans autre tendance inflationniste, la Banque d’Israël estime que le taux directeur devrait rester stable dans les prochains mois.

La Banque d’Israël, dont le gouverneur est le Professeur Stanley FISCHER, a également révisé légèrement à la hausse sa prévision de croissance économique pour 2012, à 3,1% contre 2,8% lors de sa précédente estimation fin 2011, en notant que les entreprises affichent des perspectives légèrement plus favorables, et que l’environnement international, essentiellement dans la zone euro, s’est un peu calmé après la période de stress intense de la fin de l’année précédente.

Parmi les indicateurs économiques, l’indice composite de l’état de l’économie a augmenté de 0,2% en mars par rapport à février, augmentation similaire à celle constatée les mois précédents, signe que l’activité économique continue de croître à un rythme modéré.

Comme pour toutes les banques centrales, le taux directeur de la Banque d’Israël est le principal instrument utilisé pour atteindre l’objectif de stabilité des prix à moyen terme, en favorisant la croissance économique.

Lorsque le taux directeur augmente, le coût de financement du système bancaire est plus élevé; les banques accordent donc des crédits à l’économie à un taux plus important, ce qui a pour effet de freiner l’investissement et la consommation, et donc de contenir les pressions inflationnistes. Au contraire, une baisse du taux directeur favorise la croissance économique, au risque d’une remontée de l’inflation.

La banque d’Israël a été très active ces dernières années dans le réglage de sa politique monétaire, prenant en compte l’évolution de l’économie, les prévisions d’inflation, le niveau de change du Shekel, ainsi que des éléments plus spécifiques comme la hausse des prix de l’immobilier.

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A propos de l'auteur

Pierre Gonzva
Diplômé d'HEC, Pierre a commencé sa carrière dans l'audit, puis a travaillé pour différents courtiers sur les marchés financiers, où il a négocié actions, options et contrats à terme. Il dirige maintenant une société de services financiers. En parallèle, il enseigne pour des masters finance d'écoles de gestion parisiennes, sur des thèmes tels que la gestion monétaire et obligataire et les produits dérivés. Il anime un blog consacré à la finance : pierregonzva-finance.blogspot.fr/ Pour Silicon Wadi, il analysera les politiques monétaires et financières d'Israël, et fera le lien entre la high tech et l'économie