Vers une croissance verte en Israël

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La crise économique mondiale, couplée avec l’appauvrissement des ressources et le changement climatique a eu un retentissement sur les gens et l’environnement dans le monde entier. Les effets dévastateurs ont pourtant précipité la recherche de plusieurs chemins durables pour la croissance économique dans les pays du monde entier. Israël ne fait pas exception.

Un facteur important dans la décision d’Israël de poursuivre une stratégie de croissance verte a été son adhésion à l’OCDE en 2010. Israël a répondu au message de l’OCDE, c’est a dire que la croissance verte peut ouvrir de nouvelles sources de croissance par l’amélioration de la productivité et de la gestion des ressources, offrant des possibilités pour l’innovation et la création de nouveaux marchés. Il a été décidé de mettre en œuvre en juin 2009 la déclaration de l’OCDE sur la croissance verte dans laquelle les ministres de 34 pays devaient être résolus à « renforcer leurs efforts pour adopter des stratégies de croissance verte dans le cadre de leurs réponses à la crise et au-delà. » Il a été décidé de démontrer que le « vert » et la « croissance » peuvent aller main dans la main.

 « Quand l’OCDE commença à parler de croissance verte », affirme Mme Galit Cohen, directrice générale adjointe pour la planification et le développement durable au ministère de la protection environnementale au ministère de la protection de l’environnement, « le ministre de la protection de l’environnement et le directeur général ont déclaré que le moment était venu pour Israël d’être au meilleur rang parmi les pays qui sont les pionniers du processus. » Ils ont reconnu que si nous voulons promouvoir l’environnement, nous devons le relier à l’économie. Leur reconnaissance que de nouveaux modèles économiques seraient nécessaires pour parvenir à une économie plus durable a conduit  à réclamer un ministère économique fort pour aider à diriger le changement en Israël. Le ministère de l’industrie, du commerce et du travail a été un choix naturel.

Stratégie nationale de la croissance verte

Dans une décision historique prise par le cabinet israélien le 23 octobre 2011, le gouvernement a approuvé la proposition de la ministre de la protection de l’environnement et du ministre de l’industrie, du commerce et du travail afin de préparer une stratégie nationale de croissance verte pour les années 2013 à 2020. La décision met l’accent sur le découplage de la croissance économique sur la dégradation de l’environnement fondée sur la reconnaissance que l’environnement peut servir de moteur pour augmenter l’efficacité des économies de ressources et la croissance économique, pour créer de nouvelles industries propres, pour la création de nouveaux emplois, le renforcement de l’infrastructure sociale et pour accroître la compétitivité sur le marché mondial. C’est une recommandation qu’Israël est déterminé à remplir. Le plan national, qui est prévu pour la soumission à l’approbation du gouvernement en 2012, permettra d’identifier les outils possibles pour l’utilisation rationnelle des ressources de l’environnement comme un moyen de développer le marché israélien. Il permettra d’évaluer le potentiel économique de la transition vers une économie verte et recommandera des mesures de mise en œuvre.

Tables rondes : Faire en sorte que la croissance verte se produise

Le « comment » parvenir à une stratégie de croissance verte en Israël qui serait acceptable pour le plus large éventail possible d’intervenants est particulièrement remarquable. Il est survenu à la suite d’une résolution du gouvernement en 2008 pour renforcer la coopération entre le gouvernement d’Israël, le secteur civil et le milieu des affaires en créant une plateforme de dialogue permanent entre les secteurs. La plateforme a pris la forme d’une table ronde tripartite et le ministère de protection de l’environnement était un candidat naturel pour participer à l’initiative pilote pour une raison simple : la coopération est profondément enracinée dans l’ADN du ministère.

La décision de lier le développement d’une stratégie de croissance verte sur une table ronde était aussi naturelle. La croissance verte, un sujet pertinent pour une large gamme d’organismes et d’intervenants, a été particulièrement adaptée aux tables rondes, et ainsi l’idée a été portée dans la décision du gouvernement lui-même. La raison d’être est de développer la stratégie dès le départ grâce à un système de consultation plutôt que de présenter les commentaires des différents secteurs après formulation. « Nous avons l’intention d’écouter les besoins des différents secteurs et bâtir notre stratégie de croissance verte fondée sur un large partenariat afin de s’assurer que le plan serait faisable et pourrait être mis en œuvre. Il n’était pas question de construire une stratégie qui semblerait rigoureuse du point de vue de la réglementation environnementale,  pour découvrir plus tard que l’industrie ne pouvait pas l’appliquer », affirme Alona Sheafer-Karo, directrice générale du ministère de la protection environnementale.

En vue de l’avenir

Le 28 février derniere, quelques 1 000 personnes, représentant tous les secteurs de la société d’Israël, se sont rassemblées à la première conférence nationale du pays sur la croissance verte à Tel-Aviv. La Conférence, organisée par le quotidien financier Calcalist, et le ministère de la Protection de l’environnement, a mis en évidence le lien entre économie et environnement et a vu la participation active de certains dirigeants d’Israël avant tout des leaders politiques, économiques, sociaux et de l‘environnement, y compris le premier ministre Benjamin Netanyahu, le ministre de la protection environnementale, Gilad Erdan, le gouverneur de la Banque d’Israël Stanley Fisher et le chef du conseil économique national le Professeur Eugene Kandel. La  conférence comprenait  la croissance verte et l’innovation avec la participation de ministres du gouvernement, des industriels et des représentants du secteur  tertiaire et une lecture de la conférence donnée par le Dr Alexander Fisher de l’Institut Global de croissance verte à Séoul, en Corée ainsi que la tenue d’une table ronde sur la croissance verte avec des centaines de participants.

La Conférence a contribué à élargir le débat public sur la croissance verte et a mis en évidence ses avantages économiques, sociaux et environnementaux. « CleanTech est un secteur intensif de R&D, d’innovation, d’entrepreneuriat et de capital humain », a déclaré le gouverneur de la Banque d’Israël Stanley Fisher, « et dans chacun de ces domaines, Israël a un avantage comparatif ».

La nécessité de repenser le modèle traditionnel de la croissance qui est orienté ‘quantité’ et de le tourner vers un modèle de croissance orienté ’qualité’ a été soulignée par le Dr Alexander Fisher. Le Dr Fisher, qui a félicité Israël de se lancer sur un chemin de croissance verte, a souligné que « le nouveau modèle doit mettre l’accent sur la nécessité inhérente et la valeur de la protection de l’environnement permettant la croissance économique ».

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A propos de l'auteur

Vanessa Lamaire
Diplômée d’une licence en Management de la Mode à l’ISEM - groupe ESMOD, et d’un Master en Marketing et Production à l’IAE d’Orléans, Vanessa débute sa carrière dans le domaine de la Mode et rejoint ensuite le secteur de la grande distribution. Aujourd’hui, elle travaille au sein d’une organisation internationale. Pour Siliconwadi, elle sera chargée d’apporter des informations concernant le développement économique rapide des startups israéliennes via notamment les Venture Capital.