SLA : le mystère de la maladie de grands sportifs en voie d’être résolu

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Les souris du laboratoire du professeur Esther Priel de l’Université Ben Gourion dans le sud d’Israël n’ont pas la chance de vivre plus de quatre mois ! Elles sont génétiquement modifiées pour développer les symptômes mortels de la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou la maladie de Lou Gehrig ; en hommage au joueur de base-ball américain mort suite à cette maladie à l’âge de 37 ans. Il s’agit d’une détérioration progressive des cellules nerveuses responsables de l’activité musculaire.

En effet, la SLA est une maladie neurologique progressive touchant sélectivement les systèmes moteurs. La perte de motricité est la conséquence d’une dégénérescence, c’est-à-dire d’une mort cellulaire, des motoneurones, les cellules nerveuses (neurones) qui commandent les muscles volontaires.  Nous nous rappelons tous du phénomène des joueurs de football italiens dévoilé dans la presse en 2008, qui ont été touchés par cette mystérieuse “épidémie”.

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Cinq années de recherches en Israël par le Dr. Priel, chercheur en microbiologie et immunologie, et son équipe, ont donné des résultats révolutionnaires à l’allongement de durée de vie des personnes atteintes de SLA ou toute autre maladie neuro dégénérative. Ils ont réussi à synthétisé un composé qui stimule la production d’une enzyme dans le corps appelée télomérase.

La télomérase : une enzyme fascinante…

La télomérase est une enzyme fascinante, importante qui prolonge la vie des cellules et des tissus», dit-elle. “Nous avons eu la chance de trouver ce composé.”

Cette découverte est le fruit d’une large collaboration entre trois spécialistes des universités et centre de recherche les plus prestigieux d’Israël  : Dr. Priel de l’Université Ben Gourion du Negev, Pr. Aviv Gazit de l’Université hébraïque de Jérusalem et le Dr Shimon Slavin, du Centre international pour la thérapie cellulaire et l’immunothérapie du cancer à Tel-Aviv.

Au début de l’année 2012, le Dr. Priel et son équipe ont obtenu un 1 million de dollars d’un fonds d’investissement privé américain afin de poursuivre leurs études via la Société de transfert de technologie de l’Université Ben Gourion, BGN Technologies.

Aussi le secret de jeunesse de nos cellules nerveuses…

Le Dr Priel souligne qu’aucun des composés trouvés par les chercheurs ne donne l’origine de la maladie, mais ils donnent simplement aux cellules nerveuses des outils plus puissants pour se protéger contre les dommages causés par l’oxydation. Il est donc possible que les produits fabriqués à partir des composés puissent également arrêter des maladies associées au processus naturel de vieillissement, qui est en partie le résultat de l’oxydation.

En Février, le journal Nature a publié les résultats d’une étude majeure de l’Université Bar-Ilan en Israël, prouvant que le gène appelé SIRT6 augmente l’espérance de vie des souris mâles de 15% .

“La télomérase n’est pas la même enzyme que SIRT6 (celle qui augmente l’espérance de vie), mais il y a une connexion scientifique entre les deux enzymes,” dit le Dr Priel. “Elles peuvent être réglementées l’une par l’autre. Nous avons quelques expériences à ce sujet. “

Il va falloir être patient avant de pouvoir bénéficier des bénéfices de ces études !

Le Dr Priel avertit qu’ il faudra au moins une décennie de recherches et d’essais cliniques, avant que nous puissions voir un produit pharmaceutique à base des composés produits par son équipe.

Par Avigayil Kadesh, adaptation siliconwadi.fr

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