La solution israélienne contre l’ennemi n°1 des hôpitaux

NICOM_Cheetah_Mediacal

La septicémie  est un énorme problème — l’ennemi public numéro 1 des hôpitaux, résultant souvent d’une complication d’une infection des voies urinaires ou d’une pneumonie et parfois en raison d’une infection nosocomiale, selon l’étude du journal américain Critical Care Medicine de mars 2003. « L’infection progresse rapidement et est difficile à traiter. Pour la septicémie avancée, les organes du corps commencent à lâcher. Le choc septique atteint un taux de mortalité d’environ 20-35 %. »

Les médecins peuvent réduire la mortalité en traitant chaque cas de septicémie immédiatement avec la quantité précise de liquides nécessaires par voie intraveineuse afin de corriger les déséquilibres de l’oxygène et d’autres éléments nutritifs livrés aux organes via la circulation sanguine.

La technique la plus répandue est invasive et très douloureuse pour les patients, les médecins préfèrent ne pas la pratiquer, même si elle est clairement nécessaire.

Mais le nouveau système unique, non invasif, de NICOM (Non invasive cardiac output monitor) est très simple. Il suffit de coller quatre capteurs sur la poitrine ou sur le dos du patient, le personnel peut ainsi continuellement recueillir toutes les données nécessaires pour déterminer quel liquide à administrer.

Ce moniteur a été acheté aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, Italie, en Corée du Sud, Israël et France pour les unités de soins intensifs et d’anesthésie.

Maintenant, les essais de ce moniteur dans les services d’urgence des hôpitaux sont concluants. Cela permettrait de sauver des vies et de  faire des économies conséquentes. A l’hôpital, la mort d’une personne sur quatre est causée par une septicémie, c’est à dire environ la moitié des admissions en soins intensifs.

Seuls les hôpitaux en sont dotés

Plusieurs autres sociétés de matériel médical dans les années 80 et 90 offrent des moyens non invasifs de surveillance hémodynamique, mais pourtant aucun n’a assez bien fonctionné pour être adopté largement. « NICOM est la première avancée depuis lors. Dans la pratique, c’est le seul système non invasif acheté par les hôpitaux et utilisé pour les patients très malades, » explique le Dr Yoav Avidor, Président de la Société Cheetah Medical à Tel-Aviv.

Le génie derrière cette invention est Hanan Keren, un physicien de l’Institut Weizmann des sciences qui a aidé à commercialiser la technologie de l’IRM à la société israélienne Elscint. Le dispositif est vendu en Israël et commercialisé par l’intermédiaire de Cheetah dont le siège social est à Vancouver dans l’Etat de Washington.

« NICOM fournit une méthode efficace pour optimiser le traitement de fluides dans l’urgence, une étape cruciale dans la gestion de l’infection, » dit Yoav Avidor.

Pour recevoir régulièrement nos articles, abonnez-vous à notre newsletter...



Share via email

Articles reliés

Laisser un commentaire

commentaires jusqu'à présent. Ajouter le votre


A propos de l'auteur

Zoé Kauffman
Diplômée d'une école de journalisme, Zoé a travaillé comme reporter en radio, puis à la présentation de la matinale ( actualités quotidiennes et chroniques hebdo sur le high tech) dans le sud de la France. Dés 2010, elle a commencé à écrire pour la presse israélienne francophone. Installée en Israël depuis, elle travaille pour la presse écrite et s'intéresse aux innovations scientifiques, à l'environnement, aux entreprises qui investissent dans le développement durable et les nouvelles technologies.