Après les Etats-Unis, l’Angleterre découvre le potentiel du “Tech Money” en Israël

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Les Américains ont compris depuis des années ce que les Anglais viennent de mettre en place. Le milliardaire britannique et propriétaire de Virgin, Richard Branson avait montrer la voie. Israël possède la technologie, et la Grande-Bretagne possède les marchés, ou au moins leur accès. Pourquoi ne pas réunir les deux, laissant les entreprises britanniques obtenir l’accès à la technologie des Start-ups israéliennes, d’apporter de nouveaux produits et services sur les marchés existants et nouveaux ?

C’est la logique derrière un nouvel effort lancé par le UK Israël Tech Hub, le UK Trade et le groupe d’investissement à l’Ambassade britannique en Israël, ainsi que par l’organisation d’investissement de City Tech basée à Londres. Le projet, appelé TexChange, vise à amener les entrepreneurs israéliens à Londres (et aux autres villes de Grande-Bretagne) pour rencontrer les entrepreneurs, les investisseurs et les autres spécialistes high tech.

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Le premier groupe de 15 entreprises va être sélectionné dans les jours à venir, affirme Naomi Krieger, directeur du UK Israël Tech Hub, et le premier évènement aura lieu en novembre. Par la suite, le programme permettra aux entrepreneurs et aux spécialistes high tech britanniques de rencontrer les entrepreneurs et les Start-ups en Israël, avec des échanges 3 à 4 fois par an, a-t-elle ajouté.

L’ idée est de créer un flux continu d’entrepreneurs israéliens au Royaume-Uni et vice versa, » affirme Naomi Krieger. « Une plate-forme sera créée pour la collaboration des entrepreneurs et des entreprises, donnant aux sociétés britanniques une voie pour bénéficier de l’innovation technologique israélienne et les entreprises israéliennes de profiter des marchés et des fournisseurs de services de Grande-Bretagne ».

La preuve que la Grande-Bretagne est un endroit intéressant pour les entrepreneurs israéliens pour investir leur temps et leur énergie à construire des liens étroits, par opposition aux États-Unis, ou même aux pays de l’extrême-Orient, se retrouve dans les chiffres, déclare Naomi Krieger. Un récent rapport du Boston Consulting Group classe les meilleurs entreprises de  Grande-Bretagne dans le monde entier au sujet de l’importance de son économie sur Internet, avec la vente au détail en ligne presque trois fois plus forte qu’aux États-Unis,et la pénétration de la publicité en ligne près du double qu’aux États-Unis.

“Nous avons l’avantage de la langue, la plupart des israéliens connaissent la langue anglaise, ce qui rend beaucoup plus facile de faire des affaires ici qu’en Chine ou dans les autres pays de l’extrême-Orient”,  ajoute Naomi Krieger.

Le programme cible les Start-ups et les entrepreneurs travaillant dans les technologies les plus pointues, y compris les jeux, la publicité technologie, la  technologie mobile, le commerce électronique, la vidéo, les médias sociaux et autres domaines de pointe. Une grande partie de l’action aura lieu dans le nouveau East End de Londres “Tech City”, “beaucoup ont dans l’espoir de reprendre le flambeau dans le secteur financier de Londres, suite à la récession”, précise Naomi Krieger.

Cette récession est bien dans l’esprit des entrepreneurs et des investisseurs, ainsi que les problèmes économiques actuels en Europe. Mais, comme le Royaume-Uni n’est pas un membre de la zone Euro, déclare Naomi Krieger , c’est un pays beaucoup plus stable financièrement, et certainement cela vaut un coup de œil de la part des entrepreneurs israéliens.

Il est évidemment que la France est un pays de première importance dans le marché du High Tech, et pas seulement pour l’Europe. Peut on imaginer un “France Israël tech hub” dans un avenir proche ?

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