Une Nanotech israélienne découvre le talon d’Achille des virus les plus menaçants

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Une société israélienne de nanotechnologies médicales, ouvre des perspectives fascinantes, de lutte contre les virus.

Contrairement aux méthodes traditionnelles de lutte contre les virus (injections antivirales ou médicaments), les nanotechnologies permettent de concevoir de nouvelles solutions.

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Grace aux nanotechnologies, la Start-up israélienne Vecoy Nanomedicines a mis au point une action offensive contre les virus, qui diffère des actions défensives traditionnelles.

Les nanotechnologies sont souvent comparées à une “révolution silencieuse”; la société israélienne, Vecoy Nanomedicines a pris la mesure de ce potentiel d’innovation, pour neutraliser les virus les plus dangereux.

Erez Livneh, fondateur de Vecoy Nanomedicines explique “Alors que toutes les thérapies actuelles inhibent les virus dans la cellule infectée, ce qui est un peu trop tard, nous visons les virus à l’extérieur des cellules humaines et nous les “désactivons” avant que le mal soit fait »,

Pour cela, Erez Livneh et son équipe de biologistes et chimistes, ont conçu un piège complexe de molécules qui imitent les cellules humaines, et attirent les virus à envahir cette fausse cible afin de les désarmer.

Erez Livneh explique : “Tout virus a son point faible et c’est un élément qui ne peut pas changer, même sur un virus en constante évolution”. Cela revient à dire que chaque virus a un talon d’Achille.

Ce nouveau type de stratégie antivirale, pourrait fonctionner contre les virus les plus mortels au monde, comme le VIH, l’hépatite B et C et le virus Ebola, ainsi que d’autres tels que le virus du papillome humain (VPH) et l’herpès.

La technologie est actuellement testée dans les laboratoires de Vecoy Nanomedicines situés dans le centre de nanotechnologie de l’Université Bar-Ilan. L’entreprise y a désamorcé 97% des virus, testés à la fois dans des boîtes de Petri et sur des animaux, en utilisant des cafards.

L’entreprise est à la recherche d’un investissement supplémentaire de quelques millions de dollars, afin de réaliser les tests chez les mammifères, la prochaine étape avant les essais cliniques sur l’homme. Selon Erez Livneh, il faudra quatre ou cinq ans, pour arriver à des essais cliniques.

De la même façon, qu’il y a 200 ans, les premiers vaccins sont venus quasiment à bout de virus comme la polio et la variole, Erez Livneh aspire à être le pionnier qui va créer la solution de demain, face aux virus et aux menaces de guerres biologiques.

La technologie de “Vecoy Nanomedicines” pourrait être inoculée contre un large éventail de virus ou être fabriquée sur mesure pour cibler un virus spécial. Elle pourrait être appliquée dès les premiers signes d’infection ou comme mesure prophylactique.

Erez Livneh, a créé “Vecoy Nanomedicines” après avoir participé à la Singularity University, un établissement d’enseignement à but non lucratif de la Silicon Valley dont le but est de faciliter le développement des technologies pour faire face aux grands défis de l’humanité. Il a, par la suite, participé au “Ames Research Center” de la NASA. Il s’agit d’un groupe de scientifiques venus du monde entier, qui partage ses idées sur des solutions innovantes. Erez Livneh était parmi les 80 scientifiques invités à rester au sein de la résidence “earth-bound”, en 2010. C’est à ce moment-là, que l’idée de “Vecoy” lui est venue.

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