Une société israélienne ouvre une nouvelle ère thérapeutique par les cellules souches

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Jusqu’à présent utilisée ponctuellement par quelques spécialistes, la thérapie cellulaire à grande échelle est en passe de devenir une réalité grâce à la société israélienne Pluristem Therapeutics. Fondée il y a 10 ans par une équipe de chercheurs du Technion (Haïfa) et de l’Institut Weizmann (Rehovot), cette société de biotechnologie spécialisée dans la thérapie cellulaire produite à partir de cellules souches mésenchymateuses (CSM) de placenta accélère aujourd’hui son développement et se prépare à commercialiser ses innovations. Forte de plus de 18 brevets, elle est désormais capable de produire massivement ses cellules PLX (PLacental eXpanded cells).

La société de biotechnologie Pluristem Therapeutics Inc., basée à Haïfa en Israël développe sa chaine de production et vient de signer un accord avec le laboratoire Fisher Bioservices, filiale du géant américain ThermoScientific. Ces avancées visent à produire et distribuer de façon industrielle son produit de thérapie cellulaire et à accélérer ainsi ses essais cliniques en Europe, en Inde et aux Etats-Unis. Une fois ces essais achevés et les autorisations de mise sur le marché obtenues, ces installations devraient permettre de produire l’équivalent de 150 000 traitements annuels, soit une production valorisée à plus de 1 milliard de dollars.

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« Nous sommes très heureux de constater le nombre croissant d’indications et d’essais cliniques actuellement en cours à travers le monde » déclare Zami Aberman, PDG de Pluristem Therapeutics, à propos des cellules PLX. « Une fois les cellules PLX approuvées par les autorités sanitaires, nous estimons que notre nouvelle unité de production nous permettra de produire nos cellules PLX pour le traitement de plus de 150 000 patients chaque année. De plus, ces installations nous permettrons de fournir des cellules PLX pour chaque nouvel essai clinique visant à étendre leurs indications » affirme-t-il.

Considéré comme un vulgaire déchet opératoire, le placenta à terme contient pourtant de très nombreuses cellules souches multipotentes à fort potentiel thérapeutique. La société Pluristem Therapeutics l’a bien compris et utilise ces cellules comme matière première. Le principe est simple : les CSM sont extraites du placenta et mise en culture dans un bioréacteur leur conférant un environnement tridimensionnel spécifique. Cette technologie brevetée confère aux cellules PLX matures des propriétés modulables en fonction des applications, leur offrant un spectre thérapeutique très large. Elles peuvent ainsi produire et libérer différentes protéines telles que des cytokines anti-inflammatoires pour traiter des maladies inflammatoires et auto-immunes, ou encore des facteurs de prolifération pour la régénération tissulaire (osseuse, musculaire, cutanée) et le traitement de pathologies ischémiques (infarctus du myocarde, etc.).

Un autre avantage majeur de ces cellules PLX est leur très faible pouvoir immunogène, permettant à chaque unité produite d’être utilisée chez n’importe quel patient.
Ces cellules PLX ont déjà sauvé la vie d’une israélienne de 54 ans. Admise à l’hôpital Hadassah de Jérusalem pour une aplasie médullaire sévère (production insuffisante de cellules sanguines par la moelle osseuse) consécutive à une chimiothérapie, cette patiente a reçu deux doses de cellules PLX après que tous les autres traitements existants aient échoué. Deux semaines après la première injection, elle quittait définitivement l’hôpital en parfaite santé. D’autres cas cliniques ont confirmé l’efficacité de cette thérapie.

À ce jour, tous les éléments semblent être réunis pour faire de ces cellules PLX une thérapie prometteuse et accessible au plus grand nombre grâce au mode de production innovant de la société Pluristem Therapeutics.

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