Vie extraterrestre ? Bientôt la réponse grâce à deux astrophysiciens israéliens

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L’un des grands mystères de l’astronomie est la question de l’existence de la vie sur d’autres planètes. Jusqu’à présent, l’hypothèse généralement admise était qu’on ne pourrait pas découvrir de témoignage quelconque d’une telle existence avant des dizaines d’années, en raison de la difficulté à identifier des signaux de vie à l’extérieur de la terre à l’aide des appareils existants servant à l’observation de l’espace.

Mais d’après une nouvelle étude menée par le Prof. Dan Maoz du Département d’Astrophysique de l’université de Tel-Aviv et directeur de l’observatoire astronomique de Mitzpe Ramon, et le Prof. Avi Loeb, directeur du Département d’Astrophysique de l’université de Harvard, et membre du personnel de l’UTA, il existe une méthode qui permettra de localiser les signaux de vie en dehors du globe terrestre dès la prochaine décennie.

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Les naines blanches: reliquats d’étoiles éteintes en processus de refroidissement

Cette découverte est fondée sur l’existence des naines blanches, reliquats d’étoiles ayant achevé leur cycle, sans source d’énergie interne mais encore chaudes, en processus de lent refroidissement. En 2011 la presse scientifique s’est fait l’écho d’une hypothèse selon laquelle une vie est susceptible de se développer sur les planètes situées autour de ces naines blanches, si elles en sont suffisamment proches pour en absorber leur chaleur.

Dans un article qui sera publié le mois prochain dans la revue de la Société Royale d’Astronomie de Grande-Bretagne (RAS), les chercheurs israéliens affirment qu’on pourra localiser des signaux de vie sur ces planètes proches des naines blanches grâce aux moyens technologiques mis en œuvre par le télescope spatial James Webb, développé par la NASA et qui doit être lancé dans l’espace en 2018.

Les naines blanches sont proches de nous

D’après le Prof. Maoz, “même avec les télescopes les plus perfectionnés, il est impossible d’identifier de l’oxygène à la température d’une planète éloignée en raison de la faiblesse du signal qu’il produit. Cela revient à identifier l’extinction d’un lampadaire en observant toute la lumière projetée par la ville de Tel-Aviv à une distance d’un milliard de kilomètres. Lorsqu’il s’agit d’une naine blanche, la difficulté est bien moindre, et équivalente à l’identification de l’extinction d’un lampadaire dans un quartier de la ville”. “On peut dès aujourd’hui effectuer une recherche des naines blanches entourées de planètes susceptibles de contenir des signes d’une autre vie” continue-t-il “par le moyen de télescopes situés sur la terre, car elles se trouvent à une distance relativement faible de quelques centaines d’années lumière seulement de nous”. Selon le Prof. Maoz, “il est probable que s’il existe des formes de vie sur une autre planète, il s’agisse de formes de vie frustres avec lesquelles il n’est pas utile d’essayer de communiquer, comme des plantes ou des algues. Mais une découverte de ce type possède une importance énorme pour comprendre comment s’est formée la vie sur la terre. On ne sait pas encore si la vie est répandue à travers l’univers, ou si la formation de la vie sur la terre a été le fruit d’un ensemble de coïncidences particulières”.

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