Chirurgie cardiaque: une technique israélienne d’avenir

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La Start-up israélienne SeamVad espère établir une nouvelle norme dans la façon dont les chirurgiens vasculaires reconnectent les vaisseaux sanguins lors des millions d’opérations du cœur qui s’effectuent chaque année. Par une incision chirurgicale ouverte, avec une aiguille et des sutures, un chirurgien vasculaire peut assembler soigneusement deux vaisseaux sanguins ensemble avant de refermer. Mais recoudre à la main pose plusieurs problèmes: d’abord cela est incompatible avec la chirurgie mini-invasive de plus en plus utilisée en chirurgie vasculaire, et il peut également arriver que des fuites se produisent le long de la ligne de couture. C’est pourquoi de nombreux inventeurs d’appareils médicaux sont en compétition pour concevoir une procédure automatisée fiable pour joindre parfaitement deux vaisseaux sanguins dans le cadre de la chirurgie mini-invasive.

SeamVad est un raccourci pour “dispositif d’anastomose vasculaire transparente.” Incubée à Van Leer Technology Ventures, au Village High-Tech de Givat Ram, à l’Université hébraïque de Jérusalem, SeamVad a finalisé avec succès un test de laboratoire de sa procédure pour relier les vaisseaux entre eux. Selon le PDG de SeamVad, Shahar Peled, la réussite de test permet à sa société de passer prochainement à l’étape suivante, à savoir un test animal. “Les essais précliniques seront suivis du processus réglementaire en Europe, et nous espérons que dans environ deux ans, nous serons sur le marché”, affirme Peled. 

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Les connexions artificielles ou les reconnexions de vaisseaux sanguins sont nécessaires dans trois situations principales : la réparation d’une déchirure dans une artère principale, la facilitation de l’hémodialyse pour les patients atteints de maladie rénale en phase terminale, et le dégagement d’une obstruction dans une artère majeure due à l’athérosclérose (vaisseaux sanguins obstrués par du calcium et dépôt de graisse), la maladie cardiaque la plus commune, première cause de mortalité dans le monde. La tendance actuelle pour le déblocage des artères est une procédure faite par très petite incision (chirurgie mini-invasive). Le chirurgien greffe un morceau de vaisseau sanguin sain, synthétique ou du propre corps du patient, sur l’artère problématique en contournant le blocage. Une méthode encore plus avancée à l’aide d’un cathéter chirurgical est à l’horizon, réclamant de meilleures méthodes pour l’anastomose.

“Nous visons à fournir des solutions pour cette approche du contournement parce que c’est l’avenir”, explique Peled, qui estime que la moitié des cas de contournement implique des artères coronaires et qu’un tiers concerne les patients hémodialysés, tandis que les autres cas impliquent des veines dans les régions périphériques du corps, typiquement les jambes. “Notre appareil est conçu pour être adapté à toutes les situations: en chirurgie ouverte, en chirurgie mini-invasive, et dans une approche interventionnelle avec un cathéter. Notre vision est de créer une variété d’applications qui permettra de convertir le chirurgien le plus conservateur “. Les prototypes sont fabriqués en Israël par des sous-traitants locaux.

SeamVad affronte la concurrence dans ce qui sera sans aucun doute, un marché lucratif.”Beaucoup d’entreprises ciblent cet objectif”, reconnaît Peled. “Il y a deux connecteurs commercialisés en Europe, et un multi-agrafeuse aux États-Unis. Aucun n’est assez performant pour constituer une vraie solution, principalement en raison de problèmes de perméabilité. Ces dispositifs agissent comme des “ouvreurs de porte” du processus réglementaire “. “Nous avons parlé avec plusieurs acteurs du marché et nous savons exactement ce qu’ils attendent de nous, et nous le ferons. Lorsque nous l’aurons réalisé, nous aurons des partenaires dans l’industrie médicale disposés à commercialiser notre produit “. Shahar Peled a plus de 12 ans d’expérience dans le développement des techniques commerciales dans le secteur des entreprises biomed. Il est diplomé en génie biotechnologique du Technion. “Maintenant, nous mettons à profit le savoir-faire et les réalisations des deux premières années de notre processus actuel de développement. Nous sommes aussi dans un tour de financement pour nous permettre d’aller de l’avant “, dit Peled. L’objectif est d’amasser 5 millions de dollars en plusieurs étapes après une période initiale de trois ans de financement par le “Chief Scientist” d’Israël et des investisseurs privés.

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