Agriculture : quand la «start up nation» exporte son savoir-faire en zones défavorisées

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Le climat semi-aride qui s’étend sur plus de la moitié du territoire israélien, ainsi que le manque d’eau douce devraient constituer des obstacles majeurs au développement du pays. Mais des idées brillantes et innovantes dans le domaine de l’agriculture ont permis de faire « fleurir le désert » et ont donné à Israël une réputation d’excellence dans la gestion des ressources d’eau.

Israël se place depuis quelques années leader en innovations agricoles en zone aride et exporte son expertise et ses prouesses technologiques de pointe à des agriculteurs de pays en voie de développement et de pays les moins avancés (PMA).

Le CINADCO (Center for International Agricultural Development Cooperation) branche agricole administrée par le ministère de l’agriculture et du développement rural, apporte une aide décisive à des pays d’Afrique Subsaharienne et d’Asie du Sud-Est en exportant des technologies israéliennes agricoles de pointe. En outre, le centre de recherche et développement de Sde Boker dans le Neguev est, par exemple, accessible aux exploitants agricoles de ces pays, en quête de nouvelles solutions pour améliorer leurs rendements tout en économisant certaines ressources limitées.

Par ailleurs, le ministère israélien des Affaires étrangères, celui de l’agriculture, en collaboration avec l’université de Tel Aviv, la région de la Arava, et 6 organisations, ont permis d’établir un programme universitaire d’échange unique en Israël consistant à joindre théorie et pratique en zone désertique hostile.

Ce programme appelé AICAT (Arava International Center for Agriculture Training) offre aux étudiants venant majoritairement d’Asie (Népal, Vietnam, Cambodge, Thaïlande…) mais aussi d’Afrique (Ethiopie et Kenya) une formation de qualité nourrie de technologies dernier cri.

Outre la contribution publique, des entreprises telles que Tahal offrent des services agricoles en tous genres comme la gestion des ressources en eau, le traitement des eaux usées ou le développement agricole intégré. Tahal a laissé son empreinte dans près de soixante pays, sur quatre continents (Afrique, Asie, Europe de l’Est et Amérique latine). Certaines de leurs infrastructures permettent à un grand nombre de personnes, (300 000 à 500 000), d’avoir accès à l’eau potable.

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