Aides à la garde d’enfants : augmentation de cette allocation pour les parents ?

Va-t-on constater une augmentation des aides à la garde d’enfants suite à la promesse d’Emmanuel Macron concernant la baisse d’impôts ? C’est une question qui mérite clarification.

Pour de nombreux parents, les aides à la garde d’enfants sont cruciales pour concilier travail et vie de famille, et une commission parlementaire composée de 10 députés, reconnaissant l’importance de ce soutien fiscal, propose son augmentation dans le cadre des mesures visant à respecter l’engagement présidentiel de réduire les impôts de 2 milliards d’euros. Une mesure phare de cette proposition est l’augmentation du crédit d’impôt pour la garde d’enfants, suscitant des questionnements quant à sa pertinence dans le contexte économique difficile de la France. En parallèle, d’autres options sont envisagées pour soutenir les classes moyennes.

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10 milliards d’euros d’économies

La France se retrouve confrontée à une série de défis économiques majeurs, entre la crise sanitaire persistante, les tensions à l’Est et les troubles au Moyen-Orient, qui contribuent à peser sur son activité économique. Face à cette réalité, le gouvernement a révisé à la baisse ses prévisions de croissance pour l’année 2024, passant de 1,4 % à 1 %, reconnaissant ainsi la difficulté à atteindre les objectifs fixés.

Pour répondre à cette situation, le ministère de l’Économie a rapidement annoncé un plan d’économies de 10 milliards d’euros, affectant divers secteurs et dispositifs, y compris les aides à la garde d’enfants. Cependant, malgré ces mesures d’austérité, l’engagement présidentiel de réduire les impôts de 2 milliards d’euros pour les classes moyennes demeure inchangé.

Concernant cette baisse d’impôt, le ministre de l’Économie a affirmé sur le plateau de TF1 qu’elle serait maintenue, conformément à la promesse faite par le président de la République et réaffirmée par le Premier ministre. Néanmoins, les détails concrets de cette mesure, tels que les bénéficiaires et les modalités exactes, demeurent flous pour le moment, tandis qu’une mission parlementaire composée de 10 députés envisage de revaloriser les aides à la garde d’enfants, soulevant des interrogations quant à leur impact et leur mise en œuvre pratique.

Améliorer les dispositifs d’assistance pour la garde d’enfants ?

Une mission parlementaire actuellement en cours se penche sur des propositions visant à réduire les impôts pour les ménages. Ces propositions seront présentées au gouvernement avant la fin du premier semestre 2024, dans le but déclaré de stimuler à la fois la reprise économique et la natalité, deux priorités soulignées par le président de la République.

Parmi les mesures envisagées, le renforcement du crédit d’impôt pour la garde d’enfants est une proposition qui recueille un large consensus. En effet, cette mesure est perçue comme un réel obstacle à l’emploi pour de nombreux parents en France, selon les observations du député Renaissance Mathieu Lefèvre, rapportées par Le Figaro.

Déjà en 2022, cet élu avait réussi à faire augmenter le plafond des dépenses éligibles pour les enfants de moins de 6 ans, passant de 2 300 à 3 500 euros par enfant. Il est envisagé d’augmenter à nouveau ce plafond, une avancée significative pour les dispositifs d’aide à la garde d’enfants, et une mesure qui s’alignerait avec la stratégie du chef de l’État visant à “réarmer démographiquement” le pays, confronté à une baisse historique de la natalité.

Une autre piste serait envisagée, mais moins certaine

Les parlementaires pourraient explorer une alternative pour soutenir les aides à la garde d’enfants en suggérant à l’exécutif une piste visant à soulager les parents qui gardent leurs enfants à domicile.

Cette proposition impliquerait un relèvement du plafond du crédit d’impôt pour l’emploi d’un salarié à domicile.

Toutefois, selon un article de Capital daté du 22 février, cette proposition semble rencontrer moins de faveur. Certains élus ne sont pas convaincus de l’utilité de cette mesure, arguant que cette niche fiscale est trop avantageuse et qu’elle aurait un impact limité sur les classes moyennes.

 

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