La fin du Covid-19 marquera-t-elle la fin des applis de sport à domicile ?

Comment les français ont employé leur temps, quand ils étaient confinés, au mois de mars 2020 ? Si le fait d’avoir un extérieur a beaucoup été relayé par les médias comme étant une façon plus facile de « survivre » au confinement, d’autres en ont profité pour décorer leur intérieur, faire des travaux…ou faire du sport. A tel point que le téléchargement d’applications de sport à domicile s’est fait en masse.

Presque un an après le premier confinement : que va-t-il advenir des applis de sport à la maison ?

Il y a ceux qui, frustrés par la fermeture des salles de sport, n’avaient plus leur dose quotidienne d’endorphines. Et les autres, qui tournaient en rond et qui, entre le fait de finir le dernier paquet de chips ou se remettre au sport, ont choisi la deuxième option.

Quoi qu’il en soit, arrivés au 1er février 2021, presque un an, après le début du premier confinement, on peut dire que la situation sanitaire n’a pas beaucoup évolué.

Entre le deuxième confinement et les restrictions de déplacement sur une distance d’un kilomètre autour du domicile et maintenant le couvre-feu, les sportifs et ceux qui veulent s’entretenir ne sont pas à la fête…

Même si un troisième confinement n’est peut-être pas encore à l’ordre du jour, sa menace plane au-dessus de toutes les têtes, avec l’angoissante question : comment allons-nous occuper notre temps ? Nous morfondre en regardant en boucle les infos ? Ou prendre soin de nous pour être en bonne santé et faire la nique à ce satané virus qui aime s’attaquer aux plus faibles d’entre nous ?

Même s’ils ne s’en félicitent sans doute pas, la crise du Covid-19 a eu du bon pour les concepteurs d’applis de sport à domicile et ce, partout dans le monde. Le nombre de téléchargement a en effet connu un bond de presque 40%.

Même si on en sait plus sur le virus, l’apparition de variants, encore plus contagieux, n’engage pas les personnes qui ont envie de faire du sport à sortir, lors des heures autorisées. Mieux vaut rester chez soi et pratiquer à son rythme.

Les investisseurs ne s’y trompent pas non plus et même aujourd’hui, des sommes importantes sont versées, pour répondre à cette demande sans cesse croissante. On parle d’un investissement de l’ordre de plus de 7 milliards de dollars.

Ce sont principalement les applications couplant l’utilisation du smartphone pour des programmes de sport personnalisés et l’achat de matériel de sport à utiliser chez soi qui a bénéficié d’une partie de cette levée de fonds.

Une certaine marque américaine vendant un vélo connecté a d’ailleurs, malgré elle, eu une publicité inattendue. Le vélo connecté de la marque Peloton est en effet celui du nouveau Président des Etats-Unis, Joe Biden. Une connectivité qui laisse craindre par la sécurité nationale, mais qui a surtout multiplié les ventes, chez l’utilisateur lambda.

Réouverture des salles de sport : tchao les applis ?

Personne ne saurait prédire la date à laquelle les salles de sport et de fitness pourront rouvrir leurs portes. Pourtant, selon une étude, les personnes qui souhaitent y retourner ou s’inscrire pour la première fois sont légion. Raison pour laquelle les salles de sport, elles aussi, supposent des levées de fond importantes, pour les deux prochaines années (100 milliards de dollars).

Car là encore, les investisseurs ont compris une chose importante. Partout dans le monde, les personnes ont mis en corrélation le fait qu’être en bonne santé était un des facteurs pour ; non pas échapper à la maladie ; mais pour y survivre dans la grande majorité des cas.

Pour rappel, le Covid-19 est mortel, la plupart du temps, quand une personne présente déjà une pathologie. La consommation de tabac et d’alcool, mais aussi le surpoids sont des facteurs de risque. A bon entendeur : les gens se mettent ou se remettent au sport et comprennent, au beau milieu de ce contexte extrêmement anxiogène, que le bien-être est essentiel.

Les applications payantes (celles proposant un entrainement personnalisé et donc sur-mesure) vont-elles survivre à la fin de la crise sanitaire ?

Elles qui misent sur la motivation au quotidien, pour repousser les limites physiques des utilisateurs sauront-elles trouver, elles aussi la motivation pour proposer des services toujours plus innovants et donc sans doute addictifs, pour que les sportifs continuent de sortir la carte bancaire, malgré la gratuité qu’offre le monde extérieur, quand il sera débarrassé du virus ?

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