L’appli de slow dating Once est désormais russe

18 millions d’euros. C’est la somme qu’a déboursée la firme russe Dating Group, pour racheter l’application de rencontres. Une appli made in France, pour rappel. Ce n’est pas le seul site du catalogue de cette entreprise qui entreprend de racheter les plateformes de rencontres les plus prometteuses.

Quel peut être l’essor de Once, la start-up française, grâce à cet achat ?

Pour la PDG de Once, cet achat ; et donc ce partenariat ; est une excellente opportunité de se développer dans d’autres pays. Que de chemin parcouru depuis la création en 2015. Il a fallu attendre presque 4 ans pour que l’entreprise soit rentable.

Qu’est-ce qui a séduit les 10 millions de personnes qui se sont inscrites sur la plateforme ? Déjà le fait qu’une certaine partie des fonctionnalités soient accessibles ; sans payer ; ce que l’on appelle un freemium. Bien entendu, une fois que la personne inscrite voit qu’elle a des messages de damoiseaux ou de belles damoiselles ; il est évident qu’elle est plus encline à payer. Le but étant, nous l’avons bien compris, de faire des rencontres.

Rien de nouveau sous le soleil. Alors qu’est-ce qui a bien pu attirer l’entrepreneur russe Dmitry Volkov ? Ce professionnel n’est pas novice en la matière et connait le potentiel des sites et applications de rencontres.

Ce ne sont pas moins de 73 millions de personnes qui se connectent ou téléchargent des applis pour rencontrer l’amour de leur vie. Soit 73 millions de personnes qui peuvent souscrire un abonnement payant. Mais pourquoi Once et pas une autre application ?

GetOnce ou once, l’anti Tinder :

Une des particularités de l’application Once est qu’elle propose du slow dating, au contraire d’autres applications très en vogue comme Tinder.

Pour faire simple ; pour ceux qui ne connaissent pas ; le slow dating matérialise la phrase bien connue « trop de choix tue le choix ». Alors que Tinder permet de faire défiler, quasiment à l’infini, des portraits d’hommes et de femmes que l’on balaie du revers de l’index, d’un côté ou de l’autre de l’écran selon qu’on les trouve attirants ou pas, Once ne propose qu’un profil par jour.

Si Tinder plait beaucoup aux plus jeunes ; habitués de la zapette ; l’appli ne donne pas de seconde chance aux personnes qui ne sont pas photogéniques ou qui ne savent pas manier le verbe, pour leur phrase d’accroche. Est-ce que d’ailleurs la courte présentation est purement et simplement lue par les utilisateurs ?

C’est un algorithme qui est censé présenter aux utilisateurs de l’application Once des profils qui leur correspondent.

Trouver sa place dans un marché très concurrentiel :

Ce rachat est d’autant plus symbolique, dans un secteur très concurrentiel. Il y a quelques années, quand le premier site de rencontres en ligne (Match.com) a vu le jour en 1993, c’était une vraie révolution.

Depuis, Meetic, Adopteunmec et autres Disons Demain ont suivi. Après la rencontre amoureuse « basique » ; il y a eu les déclinaisons pour personnes de plus de 50 ans, pour la communauté LGTB, pour les rencontres coquines etc… Même Facebook va lancer une fonction de dating pour ses membres !

Ce sont aujourd’hui des centaines de sites de rencontres et l’omniprésence des smartphones n’a fait qu’accentuer le phénomène. Pourquoi attendre le message du prince charmant derrière son ordinateur, alors qu’on peut fixer un rendez-vous, tranquillement installé à la terrasse d’un café ?

Clémentine Lalande, la PDG de Once espère que ce partenariat va asseoir la notoriété de l’appli et permettre son essor.

Avec son slow dating, Once reprend un peu (un peu !) les codes de la séduction à l’ancienne. Prendre le temps de connaitre l’autre, lui accorder une chance, ne pas s’arrêter uniquement au physique. Est-ce cette façon de séduire, typiquement à la française, qui lui attire les faveurs de l’entrepreneur russe ? Budushcheye pokazhet ! (l’avenir nous le dira)

 

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